Maisonprès de la voie ferrée Autre titre : House by the Railroad en 1925 Cette toile a inspirée la fameuse maison où se déroule l'intrigue de Psychose, le célèbre film d'Alfred Hitchkock Psychose. Elle surplombe, dans Psychose, l'hôtel tenu par le psychopathe schizophrène, Norman Bates.
CarsonMcCullers (1917-1967) - "The Heart Is a Lonely Hunter" (1940) - Tennessee Williams (1911-1983) - "A Streetcar Named Desire" (1947) - .. Last Update: 31/12/2016
En1925, Edward Hopper achève sa célèbre "Maison au bord de la voie ferrée" ("The House by the Railroad"), qui est considérée comme l’un de ses meilleurs tableaux. L'année 1933 est marquée par la première rétrospective de l’œuvre de Hopper au Museum of Modern Art de New York.
cash. Edward Hopper est un peintre américain. Il est né le 22 juillet 1882 à Nyack, un village situé dans l’État de New York. En 1900, il s’inscrit à la prestigieuse New York School of Art. Afin de se perfectionner, Edward Hopper effectue plusieurs séjours en Europe. Il se rend dans plusieurs grandes villes, telles que Paris, Berlin, Londres, Amsterdam, Bruxelles… Ses voyages sont l’occasion de se confronter aux œuvres des grands maîtres. Épris de la capitale française, Edward Hopper partage ses expériences parisiennes dans ses œuvres de jeunesse. En 1908, il installe son atelier à New York. Il gagne sa vie en travaillant comme illustrateur et dessinateur publicitaire. L’année 1924 est une année charnière Edward Hopper prend la décision de rompre avec sa nostalgie française. À partir de ce moment, il devient le chroniqueur de la vie de ses contemporains américains. Si, Edward Hopper s’est essayé à peindre des paysages, il se concentre désormais sur des scènes d’intérieur qui évoquent le silence et la solitude, comme Nighthawks » 1942. Ses huiles sur toiles sont le reflet d’un pays en pleine mutation économique et sociale. The House by the Railroad » La Maison au bord de la voie ferrée » est une oeuvre maîtresse. En 1930, elle entre dans les collections du Museum of Modern Art de New York. La même année, Early Sunday Morning » Tôt un dimanche matin » entre dans les collections du Whitney Museum of American Art. En 1933, le Museum of Modern Art de New York organise la première rétrospective de l’artiste. En 1945, Edward Hopper est élu membre du National Institute of Arts and Letters. En 1954, il est invité à la Biennale de Venise. Edward Hopper est nommé Doctor of Fine Arts » de l’Art Institute of Chicago, en 1955. Au cours de sa carrière, il recevra de nombreux titres honorifiques. Le 15 mai 1967, Hopper décède dans son atelier à New York. Bureau, la Nuit Huile sur toile 56,4 x 63,8 cm – 1940 – Edward Hopper a été victime de son succès et son nom évoque d’emblée des posters décorant des chambres d’étudiant ou des jaquettes de livres. Cela est injuste et s’explique en partie par le fait que ses oeuvres ne nous sont généralement connues que par des reproductions. En effet, conservés essentiellement dans des collections d’outre-atlantique en Europe seul le Museo Thyssen-Bornemisza en possède une oeuvre importante, nous n’avons eu qu’assez rarement l’occasion d’appréhender dans leur réalité matérielle les tableaux de cet artiste à la fois populaire te sous-estimé, voire méprisé. Oeuvres qui ne cessent de fasciner pour des raisons souvent contradictoires faisant aussi de lui l’encombrant père putatif du minimalisme, mais dans un sens littéraire plutôt que pictural. C’est le paradoxe d’Edward Hopper que de séduire alors qu’il a conçu une oeuvre à l’écart de tout désir de séduction. chez lui, l’intimité se métamorphose en intemporalité sous la forme d’un compte rendu désarmant de la réalité, à la fois abstraite et enracinée dans la plus banale quotidienneté, qui, ainsi qu’il le déclara, constitue la transcription la plus exacte possible de ses impressions les plus intimes de la nature ». Que voyons-nous ici ? Une pièce sans luxe qui ressemble à une grande boite, dont la porte n’a pas été refermée, un homme d’âge moyen assis à son bureau, lisant un document, et une femme aux cheveux ramenés en chignon, devant un meuble classeur, dont un tiroir est à moitié ouvert, qui tourne la tête vers l’homme mais regarde en fait vers le sol, où une feuille est tombée. Dans l’angle gauche, un autre bureau, sur lequel est une machine à écrire la femme est probablement la secrétaire de cet homme au strict complet gris. Dans ce cas, pourquoi n’a-t-elle pas refermé la porte après être entrée ? Mais c’est peut-être lui qui vient d’arriver … Ce spectacle banal nous est montré en une plongée très accentuée, tel que vu depuis un métro aérien, comme il y en a tant à New York. La lumière arrive par la rue, sur laquelle ouvre la fenêtre au store à demi baissé, et dessine une zone plus claire sur le mur de couleur crème. A la réflexion, cet homme et cette femme sont habillés comme s’ils sortaient d’un dîner en ville ou d’un spectacle ; surtout elle, dans sa robe fort moulante laissant voir le genou, et excessivement maquillée, avec du fard bleu aux paupières et un rouge à lèvre rouge sanglant. Il ne se passe rien, et pourtant, sans qu’on sache l’expliquer, on ressent quelque chose de dramatique dans cette atmosphère ces deux personnages ont-ils pénétré dans ce bureau de nuit afin d’y dérober un document ? Cela expliquerait la porte laissée ouverte pour leur permettre d’entendre d’éventuels bruits de pas dans le couloir. La thèse n’est pas absurde la femme fouille dans les classeurs et l’homme lit un à un des documents qu’il repose sur le côté du bureau car ce ne sont pas ceux qui l’intéressent. un minuscule détail légitimerait cette interprétation dans le coin inférieur gauche, sur le bureau parfaitement rangé comme après une journée de travail, il n’y a pas de papier glissé dans la machine à écrire, ce qui nous dit que la secrétaire, si c’est bien une secrétaire, ne s’apprête pas, à cette heure tardive, à prendre une lettre en dictée. En effet, on a l’impression que Hopper, contrôlant strictement la composition de son tableau, veut nous dire quelque chose en nous fournissant le moins d’éléments d’information possible. Est-ce pour laisser largement ouvert le champ des interprétations ? En tout cas, nous n’avons aucun doute cette scène est plausible, et pourtant nous ne savons pas ce qu’elle représente au-delà des apparences. Un peu comme dans un film noir américain des années 1930, où les personnages, réduits à des silhouettes, semblent flotter dans des décors plutôt glauques. Rapprochement d’autant plus pertinent que la scène nous est présentée avec trois sources de lumière, comme au théâtre ou au cinéma à l’époque où ce tableau fut peint, c’est souvent dans d’anciens théâtres que les films étaient projetés, avec des attractions sur scène pendant l’entracte. Mais, quant à en découvrir le sens, c’est une autre affaire ! Misère de la vie de bureau ? Ambiguïté des relations entre un patron et son employée sur fond d’aliénation sexuelle ? Monde sourd à la catastrophe qui vient de s’abattre de l’autre côté de l’Atlantique ? Désolation de la vie quotidienne, où chacun joue un rôle de pure fiction dans ce qu’Arthur Miller appelait le cauchemar climatisé » américain ? S’il y a fort à parier que nous ne trouverons pas la clef de l’énigme dans ce bureau, nous pourrons nous consoler en lisant dans un carnet cette annotation de Hopper à propos de ce tableau j’espère que cela n’évoquera aucun fait précis, car il n’y en a pas. » Cette mécanique à la précision d’horloge ne produirait donc aucun sens ? Oui, c’est peut-être cela son message, pour autant qu’il importe de le débusquer. Comme au cinéma, lorsque des images naissent de réalités successives, qui disparaissent lorsque des images naissent de réalités successives, qui disparaissent lorsque se rallument les lumières de la salle et que l’on revient à la réalité.
Actualité du Dimanche 22 Novembre 2015 à 18h00 Concert MANCA 2015 - Paris Mozart Orchestra / Natalie Dessay A l'Opéra de Nice Dimanche 22 novembre 2015 à 18h Paris Mozart Orchestra Claire Gibault direction Natalie Dessay récitante Eric lacrouts, Vanessa Ugarte, Clara Abou, violons 1 Bleuenn le Maître, Sullimann Altmayer, Ségolène Saytour, violons 2 Arnaud Thorette, Cécile Grassi, altos Guillaume Martigné, Célia Boudot, violoncelles Héloïse Dély, contrebasse Igor STRAVINSKY “Concerto pour orchestre à cordes en ré majeur “ Vivace - Arioso - Rondo 1946 - 12'' Graciane FINZI “Scénographies d'Edward Hopper“ 2014 - 45' Mélologue pour récitant et 11 cordes, d'après des tableaux d’Edward Hopper, sur des textes de Claude Esteban 1. Chambre à New York – 2. Jeune fille à sa machine à coudre 3. Chambres au bord de la mer – 4. Compartiment C, voiture 293 5. Fauteuil d’orchestre – 6. Oiseaux de nuit – 7. Matin en Caroline du Sud 8. Maison près de la voie ferrée – 9. Gens au soleil – 10. Par-dessus les toits Fin du concert 19h Comme traditionnellement maintenant depuis 15 ans le festival MANCA investit les murs de l’Opéra de Nice. C’est à un concert exceptionnel que nous vous convions cette année pour découvrir Scénographies d'Edward Hopper » de Graciane Finzi. Durant l’interprétation de ce mélologue par 11 musiciens à cordes du Paris Mozart Orchestra sous la direction de Claire Gibault, 10 tableaux d’Edward Hopper sont projetés et la récitante Natalie Dessay interprète les textes de Claude Esteban, extraits de son recueil “Soleil dans une pièce vide“ 1991. Dans ses écrits Claude Esteban se met dans la peau des personnages des tableaux d’Edward Hopper et nous livre leurs pensées. Le concerto pour cordes en ré d’Igor Stravinsky introduira ce programme. Programme pdf
Railway Crossing Passage à niveau une petite route, ou bien un large chemin, coupe une voie ferrée ; des signaux ; une maison, mais il n’y a pas de barrière sur la route, ce n’est pas celle du garde ; la scène est déserte. Compartment C, Car 93 Compartiment C, voiture 93 une femme seule – on aperçoit son visage sous son chapeau noir – assise dans un compartiment de train à la place près du couloir, éloignée de la fenêtre où se distingue, sous la masse sombre d’une forêt, un pont, sans doute au crépuscule. House by the Railroad Maison au bord de la voie ferrée – celle-ci, on la connaît bien, Alfred Hitchcock l’a utilisée pour le décor de Psychose –, une bâtisse qui semble inhabitée, un péristyle avec une colonnade, un toit noir qui la recouvre comme une coiffure, des fenêtres ouvragées ; le remblai et les rails en masquent la partie trois toiles du célèbre peintre américain Edward Hopper, comme la plupart de ses œuvres, dégagent une impression d’étrangeté malgré, ou grâce à leur réalisme apparent. Dans ces scènes, le temps est arrêté, peut-être le désir aussi. Le spectateur du tableau est saisi par une angoisse diffuse ; il ne se passe rien, mais quelque chose va, ou bien risque de se produire. Un camion chargé de pierres peut être bloqué au passage à niveau, et le train fonçant sur lui provoque alors la catastrophe que nous avons lue dans La Bête humaine cinquante ans plus tôt. La jeune voyageuse du compartiment C, voiture 93, serait Séverine, perdue dans ses songes amoureux, et la maison au bord de la voie devient celle dont elle a hérité et où elle sera assassinée par son amant… En attente du fait diversPas de guimauveUn spectaclePetite hantiseSpiritismeTélépathieUne affaire personnelleL’Inquiétante ÉtrangetéUne rencontreDoudouUne affaire de grandes personnes Il vous reste à lire 97 % de ce chapitre.
edward hopper maison au bord de la voie ferrée